Comment j'ai transformé mon ordiphone en véritable ordinateur portable

Suite à mes études d’ingénieur et ma thèse, j’avais acquis deux ordinateurs portables, suivi au cours de l’année passée d’un troisième, acheté d’occasion en troisième main. Cet achat devait compenser les signes évidents de vieillesse des deux premiers.

Malheureusement, ce troisième larron n’a pas duré autant que ce que j’aurais espéré. Je me retrouvais donc dans une sorte de petite impasse morale, à savoir qu’il me restait trois (!) ordinateur vaguement en état, que j’avais envie d’en acheter un nouveau, mais que je me disais que ce n’était pas la priorité absolue. Je commençai donc à réfléchir à des solutions de remplacement intelligentes.

C’est là que je me suis rappelé que j’utilisai au quotidien un appareil à la puissance de calcul au moins comparable à un petit ultra portable : mon téléphone mobile mon ordiphone. Il s’agit d’un Fairphone 2, équipé de leur version dégooglisée d’Android. Pourquoi chercher à acheter un nouveau PC alors que j’en utilisai déjà un chouette au quotidien ?

Par contre je n’ai pas imaginé un seul instant considérer mon téléphone en tant que PC proprement dit sans l’adjonction d’un véritable clavier physique. C’est là que j’ai croisé la route d’un petit clavier d’EC Gadgets.

Cela fait maintenant plus d’une semaine que je me balade partout avec, l’utilisant pour prendre des notes en réunion associative ou écrire dans le train. Le fait est que je redécouvre mon téléphone sous un autre angle, en démultipliant d’un coup ses possibilités. Je me rends compte du même coup combien je pouvais le sous-utiliser jusque-là.

En complément du clavier, pour justement prendre des notes, rédiger à l’avance mes articles de blog (comme celui-ci) ou enfin recommencer à écrire, j’utilise l’application libre et open source Markor. Cette dernière est simple, « fait le taf’ » et possède un thème sombre des plus agréables.

Tout n’est cependant pas si rose, loin s’en faut. Des petits détails viennent entacher ce tableau, il faut être honnête. La première chose que j’ai effectuée après le premier appariement du clavier, c’est d’installer la disposition bépo pour clavier externe d’Android. Et c’est là que ça coince un petit peu. De manière générale, Android se foire un peu sur certains points dans l’utilisation d’un clavier externe :

  • lorsque le clavier est apparié, impossible d’ouvrir le clavier virtuel. Du coup, ne sont plus accessibles :
    • les emojis,
    • les caractères spéciaux autres que ceux déclarés en touche morte.
  • le support desdites touches mortes est assez aléatoire, alors que c’est l’un des points important de la disposition bépo.

Par ailleurs, le clavier que j’ai acheté, bien que très bien pour la plupart des usages, comporte quelques désagréments qui deviennent bloquant en disposition bépo :

  • la touche backspace est toute petite comparée à la touche des chevrons située juste en dessous. Du coup, supprimer rapidement les dernières lettres entrées se termine souvent par l’ajout de quelques chevrons. C’est un coup à prendre ;
  • certaines touches sont moins réactives que d’autres. C’est le cas par exemple de la touche ! dans le coin inférieur droit. Problème, en bépo cela devient la touche du f, utilisé finalement assez régulièrement. Je suis donc très souvent obligé de revenir sur mes pas car un f n’est pas passé. Dommage ;
  • pire, un choix de conception a été de supprimer la touche *, remplacée par un accès chelou à l’aide d’une touche meta (combinaison de l’appui sur la touche fn et e). Spoiler alert, ça ne fonctionne pas. Mais le pire, c’est que cette touche physique sert en bépo pour le ç. Je me retrouve donc privé d’accès à cette lettre. Heureusement Android permet de basculer facilement et rapidement de disposition clavier (via un appui sur Ctrl + space), mais ça reste très désagréable au quotidien, cette lettre revenant assez fréquemment tout de même. En fait, j’avais mal compris comment appeler la touche *. Grâce à une collègue, j’ai découvert qu’elle était accessible via un fn + x (oui l’utilisation de la touche fn reste obligatoire). Mais j’ai retrouvé mon ç, je suis content.

Voilà pour l’état des lieux. Est-ce que je serai toujours aussi enthousiaste dans trois semaines, ou est-ce que le ç aura eu raison de ma patience ? Affaire à suivre.

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