Nouvelle version (alpha) pour hubic-gtk

Cela va commencer à faire un moment que, sur un coup de tête, j’ai commencé à développer une petite icône de statut pour hubiC, le service de stockage de fichier en ligne d’OVH (cocorico). Tout a commencé le 7 avril 2014. J’étais un poil ambitieux et le premier nom de ce petit script a été hubic_client. Je me suis vite rendu compte que ça ne valait certainement pas la peine de voir trop gros et l’ai simplement renommé moins de huit heures plus tard hubic_status.py ou pour tout le monde « HubicStatus ». Il y a de ça un peu plus d’un an, j’ai fait migrer ce script sur son propre dépôt comme il avait pris un peu d’importance. Son nom définitif : hubic-gtk.py ou « hubicGTK ».

Depuis tout ce temps, il m’a permis de me familiariser un peu plus avec le développement d’application de bureau en python à l’aide de pygtk. Le problème sous-jacent étant qu’il s’agit de relativement vieille technos et que le monde regarde désormais plutôt du côté de python3 et des bindings associés pour gtk3.

J’ai donc pris le temps depuis quelques semaines d’effectuer son portage vers python3. Cette nouvelle version, une fois validée, prendra du même coup le numéro de version symbolique 1.0.

Qu’est-ce que propose HubicGTK ?

HubicGTK se présente sous la forme d’une icône venant se glisser dans le systray de votre environnement de bureau (Mate ou XFCE, je n’ai pu tester au sein d’autres environnements, mais rien n’interdit a priori que ça fonctionne).

hubic-gtk-closed.png

La future nouvelle version apporte un nouveau lot d’icône issue d’un clipart dont j’ai adapté la couleur. Elle est visible dans l’image ci-dessus sous la forme d’un nuage bleu-ovh. Cette icône zen signale qu’actuellement tout se passe comme attendu, aucune activité n’est à déclarer. En cas d’anomalie ou plus simplement si le daemon hubic lui-même n’est pas lancé, l’icône pas au rouge sombre. En cas d’activité, des flèches de synchronisation viennent s’ajouter à l’icône.

Un simple clic sur l’icône va vous ouvrir le dossier racine que vous partagez avec hubiC dans votre explorateur de fichier préféré. Un clic droit vous ouvrira un menu vous permettant d’interagir un petit peu avec hubic.

hubic-gtk-opened.png

Ma configuration personnelle est complète et vous permet d’apercevoir toutes les fonctionnalités présentes :

  • les deux premières lignes vous apportent quelques informations sur l’état de votre compte et de la synchronisation
  • les deux lignes suivantes permettent, soit de mettre en pause la synchronisation (ce qui se passe également automatiquement si hubic-gtk détecte une perte de votre connectivité) ou carrément d’arrêter le daemon mono.
  • Le sous-menu « Derniers messages » liste les derniers messages remontés du backend. Souvent abscons, ils peuvent de temps à autre signaler une activité sur un fichier particulier (par exemple si un fichier est ajouté à votre compte ou supprimé. Un clic sur le message en question vous ouvrira le dossier dans lequel se trouve ce fichier).
  • Je reviendrai un peu plus tard sur le sous-menu « Dossiers cryptés[1] »
  • La case à cocher de lancement automatique vous permet de venir placer une entrée de démarrage automatique dans ~/.config/autostart de manière à ce qu’HubicGTK se lance automatiquement au démarrage de votre session. J’ai pris le partie d’écraser le fichier généré par Hubic lui-même de manière à mieux contrôler son démarrage (de cette manière, Hubic ne se lance plus jamais seul a démarrage de votre session).
  • Les trois dernières lignes se suffisent à elles mêmes.

Qu’en est-il de cette histoire de dossiers chiffrés ?

Il est important de toujours se rappeler qu’en allant déposer des fichiers sur un cloud que vous ne controllez pas, quand bien même il est français et cool, vous laissez à un tiers la possibilité d’y accéder. Rien ne prouve, à moins que vous ne controlliez l’intégralité d’une infrastructure, qu’aucune personne à aucun moment ne puisse accéder à vos données, même si le risque semble faible en apparence.

C’est pour cela que je recommande vivement de chiffrer vos données lorsque vous les placez sur un tel espace. Un état de l’art du domaine m’avait amené à la conclusion qu’en la matière, encFS avait le meilleur ratio sécûrité/souplesse d’utilisation. En effet, LUKS ou autre {true,vera}crypt ont l’inconvénient de fonctionner à l’aide de container : la modification d’un fichier entraîne du même coup la resynchronisation du container entier. Une opération impliquant possiblement des gigaoctets de données. De son côté, encFS ne chiffre que les fichiers et les noms de dossiers, laissant l’arborescence telle qu’elle (ainsi que les métadonnées du type heure de modification, taille, permissions…). Encore une fois, on parle de synchronisation de fichier dans le cloud, c’est donc pour moi une perte acceptable.

Bref, partant du principe que vous êtes intéressez par l’utilisation de tels points de montage encFS, j’ai ajouté la possibilité à HubicGTK de piloter le montage/démontage et la supervision de ces points de montage directement dans l’icône de statut. Je vous laisse lire la doc pour voir comment mettre ça en place chez vous.

Où et comment me le procurer ?

Pour la version stable, je maintiens moi-même un paquet AUR pour archlinux. Pour les autres distributions, j’ai mis en place un makefile qui devrait vous aider à l’installer :

$ last_ver=0.6.2
$ wget "https://projects.depar.is/hubic-gtk/tarball/HubicGTK.tar.gz?uuid=$last_ver" -O hubicgtk.tgz
$ tar xzf hubicgtk.tgz
$ cd HubicGTK/
$ PKGVER=$last_ver make build
$ PKGVER=$last_ver sudo make install DEST=/usr

Concernant la dernière version de développement (celle en gtk3, but de cet article donc), j’ai mis à jour le PKGBUILD dans le dépôt, pour les utilisateurs d’archlinux, un simple makepkg dans le dossier archlinux une fois les sources récupérées devrait suffire. Pour les autres, l’installation avec le makefile fonctionne toujours. Dans les deux cas, le lien de téléchargement est le suivant : https://projects.depar.is/hubic-gtk/tarball/HubicGTK.tar.gz?uuid=v1.0-alpha5.

N’hésitez pas à apporter vos commentaires :)

Notes:

[1] Diantre, honte à moi, je constate qu’emporté par mon élan j’utilise depuis un an cette jargonerie au lieu d’utiliser le fort-à-propos « Dossiers chiffrés ». Cela sera réparé au plus vite.

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