De la légalité des radars tronçons

Depuis quelques temps je me pose une petite question concernant les futurs radars qui vont commencer à être déployés en France. Ces radars d'un nouveaux type ne vont plus « flasher » les véhicules dépassant les limites autorisés en un seul point, mais vont mesurer la vitesse moyenne des véhicules entre deux points donnés, et ainsi signaler les automobilistes ayant manifestement dépassé les limites sur le tronçon mesuré.

Personnellement, et bien que je sois loin d'être un usager modèle, je considère qu'il s'agit là d'une vraie bonne idée. La généralisation de ce type de contrôle évitera peut-être le réflexe complètement stupide d'une grande majorité d'entre nous de piler à l'annonce d'un radar fixe, ou lorsque l'on croise une voiture bleue garée sur le bas côté.

Néanmoins, je me posais une petite question juridique. Ce type de radar va fonctionner sur le principe de la double mesure : une mesure amont et une mesure avale. Mais quelle sera la valeure juridique d'une mesure amont ? Bien qu'il y ait deux mesures, peut-on encore parler de flagrant délit ? De plus, les usager pourront prétendre qu'un bug informatique est la cause du mauvais calage temporel entre les deux passages de la voiture. Quelle est la solution retenue pour matérialiser le délit ? Une photo ? Deux photos ? Une grille de temps ?

N'y-a-t-il donc pas un risque que le projet ne fonctionne jamais à cause des réclamations d'usager ? Si quelqu'un avait un début de piste pour éclairer ma lanterne.

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