Et la brume est tombée

Et la brume est tombée enfouissant sous son blanc menteau toute forme, tout être. Les arbres ne sont plus que des traits noirs disparaissant vite, vite à travers les vitres de l'autobus. Je sors. Le froid me rafraichi le visage, me réveille tout à fait et me révèle ma pauvre position, frèle créature dans ce monde irréèl où l'on ne voit plus à vingt pas. Eternel matin, ou eternel soir, jamais le ciel ne nous apparait, il se cache le soleil ne joue plus avec nous, c'est à peine si on l'apperçoit, éteint. Il se laisse regarder de front maintenant, il a perdu toute sa splandeur le brouillard l'a vaincu. Et moi je marche dans les rues. Les autos me frolent, me dépassent et disparaissent rapidement. Je rêve, je ne sais plus oùu je suis, peut-être une autre planète... C'est le brouillard qui me fait rêver. Rêver à d'autres mondes...