28 semaines plus tard

Non, je ne parle pas de la fin de rédaction de mon manuscrit de thèse, même si je devrai. Je veux simplement parler du film éponyme que je me suis autorisé à regardé (je ne l’avais jamais vu) pour me changer les idées. C’est un excellent film, je n’ai rien à redire sur la réalisation. Cependant, j’ai bien vite ressenti une gène en le regardant et je n’arrive pas à savoir si je sur-interprète ou s’il s’agit réellement d’une volonté scénaristique.

J’ai tout simplement trouvé de prime abord que le film avait une approche un petit peu trop biblico-machiste dans la répartition des rôles. En effet ce sont systématiquement les femmes qui vont mettre le reste de la population en danger :

Ainsi, comme Ève croquant la pomme et plongeant la jeune humanité dans le chaos, les femmes apparaissent dans ce film comme la source de bien des maux. En parallèle, comme pour insister d’avantage sur ce fait, les hommes récupèrent au passage tous les rôles de leader, mis en défaut par les femmes :

Au passage, ce dernier rôle est extrêmement symbolique : c’est Flynn qui, du ciel, influe directement sur la destinée de la troupe au sol, tel Dieu guidant son peuple vers la terre promise. Il apparaît alors tour à tour bienveillant (face aux blagues du sergent Doyle plus tôt dans le film), vengeur et punitif (allant jusqu’à tuer de manière atroce les contaminés et le fugitif qui tentait de rejoindre par la force la Terre promise/l’hélicoptère) comme toute l’iconographie classique nous présente Dieu.

Au final, malgré une scène d’introduction très prometteuse nous renvoyant une humanité bien réelle (la bestialité humaine lorsque l’on se sent menacé, prêt à tout abandonner pour sauver sa peau), la morale chrétienne hyper marquée laisse un goût amer de cliché non digéré, dommageable à l’impression générale pourtant bonne de la réalisation.